dimanche 12 juillet 2009
Pour une société de la connaissance
Les universités françaises viennent de vivre leur plus longue crise depuis mai 68, autour d'un rassemblement unitaire mêlant enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels BIATOS (bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers de service) et étudiants. L'imagination n'est pas encore au pouvoir, mais le combat continue pour construire une société de la connaissance, valeur cardinale et gage de progrès pour tous.
C'est l'exact opposé du modèle que
construisent Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse et Xavier Darcos. La
loi LRU dite « autonomie des universités » va accroître les
inégalités entre universités, menaçant à moyen terme les petites
facs de province assurant un accès à l'enseignement supérieur pour
tous. Elle initie le désengagement financier de l'État en
organisant le mécénat d'entreprises privées, qui fait craindre
pour l'autonomie scientifique des programmes et des recherches. De
plus, les députés UMP souhaitent instaurer un large système de
prêt étudiant, préalable à l'augmentation des frais de scolarité.
La droite accroît les inégalités, entre les jeunes favorisés et
ceux issus des classes populaires, ceux qui vivent près des grands
pôles universitaires et les autres.
La déstructuration du CNRS et des autres organismes de recherche vise à asseoir le contrôle de l'appareil d'État sur les recherches menées en France. C'est la recherche au service de l'économie et non de la société, où l'innovation prime sur le savoir.
Loin d'une économie de la connaissance qui vend diplômes et brevets au plus offrant, les citoyens ont besoin d'universités accessibles à tout le monde, partout sur le territoire, ouvertes sur le monde. Les citoyens ont besoin d'une recherche publique dynamique, dégagée des pressions des lobbies industriels et des politiques succombant à la mode du moment. Les citoyens ont besoin d'une culture humaniste épanouie, allant de la philosophie aux sciences sociales, de l'histoire à la physique, de l'économie à la biologie. Car une meilleure compréhension du monde permet l'épanouissement de chacun, objectif de toute la famille progressiste. La société de la connaissance doit être notre horizon. Le combat ne fait que commencer : les universités ont autant besoin de nous que nous en avons besoin.
Cet article a été publié dans le journal des militants de la fédération de Paris du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), L'Age de Faire. Vous pouvez retrouver l'intégralité du dernier numéro en cliquant ici.
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